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Trois géants de la politique québécoise |
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Entre 1830
et 1867, le
Québec vit
des
bouleversements
politiques
sans
équivalent
dans toute
son
histoire.
Rébellions
des
patriotes,
Acte
d’Union,
conquête du
gouvernement
responsable
et
Confédération
constituent
des
événements
fondateurs
qui pèsent
toujours de
tout leur
poids sur
les
destinées du
Québec et du
Canada. Au
cœur de ce
tourbillon
politique
figurent
trois géants
de
l’histoire
québécoise :
Louis-Joseph
Papineau,
Louis-Hippolyte
La Fontaine
et
George-Étienne
Cartier. Ces
hommes ont
pu, du seul
fait de leur
talent et de
leur esprit
visionnaire,
infléchir le
cours de
l’histoire
et poser les
bases du
Canada
actuel.
Mercredi 17
et mardi 23
mars
Le dilemme de
Papineau
Premier grand
théoricien de la
nation, Louis-Joseph
Papineau (1786-1871)
a posé, dès le
départ, les bases du
projet
canadien-français
sur un habile
équilibre entre
libéralisme et
nationalisme. Il a
également su
proposer un
programme politique
parfaitement en
phase avec les
autres mouvements
nationalistes en
Amérique latine, en
Irlande, en Pologne
ou en Italie. Or,
Papineau n'est
cependant pas un
homme d'action et
encore moins un chef
de guerre. Il
s'avérera dès lors
incapable de mener
une rébellion qu'il
avait pourtant
contribué à
provoquer par ses
idées inspirantes et
ses discours
enflammés.
Mercredi 24 et mardi
30 mars
Le pari de La
Fontaine
La
terrible répression
consécutive aux
rébellions de
1837-1838 mène à
l’Acte d’Union et à
une longue traversée
du désert pour la
nation canadienne.
C’est dans ce
contexte difficile
que Louis-Hippolyte
La Fontaine
(1807-1864) a dû
déployer tout son
talent pour assurer
la pérennité du
Canada français. Le
pari de La Fontaine
repose d’abord sur
la conviction qu’il
doit être possible
de collaborer avec
le Canada anglais
tout en sauvegardant
la culture et la
langue française et
ainsi conjurer le
triste sort que le
rapport Durham
réservait au peuple
canadien-français.
Selon plusieurs, La
Fontaine remporte
son pari en 1848
avec l’obtention du
gouvernement
responsable. Une
chose est sûre : il
a largement
contribué à la
fondation du Canada
tel que nous le
connaissons
aujourd’hui. Pas
étonnant que son
héritage demeure
si controversé !
Mercredi 31 mars et
mardi 6 avril
Le lourd héritage de
George-Étienne
Cartier
George-Étienne
Cartier (1814-1873)
demeurera pour
l’histoire le père
de la Confédération
et, avec John A.
Macdonald, le
cofondateur du
Canada moderne.
Héros vénérable pour
les uns, Cartier
représente au
contraire
l’archétype du
« traître » pour
d’autres ; celui qui
aura entériné
l’intégration du
Québec dans un pays
dominé par la
culture et la langue
anglaise. C’est dire
combien l’œuvre de
Cartier doit être
évaluée avec soin,
afin de bien mesurer
l’impact de ses
décisions, de sa
coalition avec les
tories jusqu’à la
pendaison de Louis
Riel, en passant par
l’assimilation des
francophones
hors Québec.
Invité : Gilles
Laporte,
historien,
professeur
d’histoire au
Cégep du
Vieux-Montréal
et chargé de
cours à
l’Université du
Québec à
Montréal. Auteur
de Patriotes
et Loyaux,
Septentrion,
2004 ;
Fondements
historiques du
Québec,
Chenelière, 2008
; Molson et
le Québec,
2009.
Administrateur
du site Les
Patriotes de
1837 @ 1838
(www.1837.qc.ca).
Formule :
3 matinées de 2
heures
Dates et horaire
: les
mardis 23, 30
mars et 6 avril,
de 13 h 30 à 15
h 30
Endroits :
Campus
Longueuil,
Édifice
Port-de-Mer,
101, Place
Charles-Lemoyne,
local 209
(en face du
métro Longueuil);
Campus Laval,
Complexe
Daniel-Johnson,
2572, boul.
Daniel-Johnson,
2e
étage
Prix
d’entrée
pour la
série :
55 $ ; 3e
âge : 40
$ ;
étudiants
: 30 $.
Tarif de
groupe disponible
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La coalition pour l’enseignement de
l’histoire du Québec regroupe des
associations, organismes,
enseignants et chercheurs en
histoire, ainsi que des des citoyens
inquiets de la dérive actuelle des
énoncés et des contenus de programme
en histoire qui compromettent à
notre avis les efforts des
enseignantes et enseignants et la
qualité de la formation dispensée
aux jeunes Québécois. La Coalition
critique également la vision
idéologique de l’histoire inscrite
dans le programme : Histoire et
éducation à la citoyenneté
consistant à faire la promotion du
multiculturalisme canadien au dépend
de l’étude de l’histoire de la
nation québécoise. La coalition
constate donc qu’un redressement est
urgent et que des correctifs
devraient être apportés à tous les
ordres d’enseignement.
Au primaire
Au primaire, à l’heure actuelle, le
programme : Géographie, histoire et
éducation à la citoyenneté est
rattaché au domaine de l’univers
social. Ce programme vise surtout à
prendre en compte la diversité qui
caractérise les types de sociétés au
sein du Canada et de l’Amérique et
ce, sans insister sur le milieu où
se trouve pourtant plongé l’élève.
La coalition considère que ce
programme doit plutôt renforcer
l’ancrage dans le milieu, en
particulier pour les élèves issus de
l’immigration et pour qui l’école
sera le canal essentiel d’une
meilleure connaissance de la société
d’accueil, de son histoire et de son
mode de vie. Présentement,
l’histoire au primaire est vue sous
l’angle de moments synchroniques et
arbitraires (1820, 1905, etc). La
coalition demande que l’histoire au
primaire s’articule plutôt autour de
dates charnières correspondant à des
événements significatifs de
l’histoire du Québec et du Canada et
déplore l’absence de l’étude du
processus de colonisation et des
conflits inter coloniaux. La
Coalition recommande également que
le régime pédagogique soit modifié
afin que les élèves de la 3e année à
la 6e année reçoivent en raison de 3
heures/semaine des cours d’histoire,
de géographie et d’éducation à la
citoyenneté.
Au secondaire
La coalition recommande qu’un
programme d’histoire de 100 heures
soit obligatoire à chaque année du
secondaire et que le régime
pédagogique soit modifié de manière
à ce que le nombre d’heures
consacrées à l’histoire soit
obligatoire. L’actuel libellé du
programme Histoire et éducation à la
citoyenneté, pour désigner
l’histoire du Québec et du Canada,
est trompeur et tronqué. La
coalition demande de réintégrer la
référence Québec / Canada dans le
titre du programme de 3e et 4e
secondaires. Actuellement, le
programme Histoire et éducation à la
citoyenneté en 3e et 4e secondaire
prévoit aborder deux fois toute
l’histoire du Québec et du Canada ;
d’abord sous un angle chronologique
puis sous l’angle thématique l’année
suivante. La coalition demande que
le programme soit révisé afin que
son contenu soit scindé en deux et
que le cours de 3e secondaire se
consacre à la période allant de la
préhistoire amérindienne à 1840, et
le 4e secondaire, de l’Acte d’Union
jusqu’à nos jours comme le réclamait
le Rapport Lacoursière. La coalition
demande également que le contenu
historique ne soit plus subordonné
au présent et à l’éducation à la
citoyenneté et que cette dernière
tende vers le développement de
l’esprit critique et de l’autonomie
intellectuelle des élèves. L’énoncé
ministériel actuel pour le cours
Histoire et éducation à la
citoyenneté trahit un net biais en
faveur de l’histoire sociale. La
coalition convient de l’urgence de
rétablir un meilleur équilibre avec
les autres dimensions du réel
historique, notamment avec la
question nationale québécoise et la
dimension politique de la société
québécoise. De l’avis de la
coalition, le cours obligatoire de
5e secondaire doit être un cours
d’histoire du XXe siècle, occidental
et mondial et non un cours axé sur
l’actualité et la compréhension des
enjeux du présent tel qu’annoncé.
La coalition demande enfin que la
Politique d’évaluation du MELS pour
le primaire et le secondaire soit
révisée afin que les enseignants
puissent évaluer les connaissances
acquises de leurs élèves au même
titre que les compétences. La
coalition recommande également que
le domaine d’apprentissage soit
renommé Sciences humaines au lieu
d’Univers social au primaire et au
secondaire.
Au collégial
Depuis 15 ans, les cours portant sur
le Québec en général et son histoire
ont connu un net déclin au niveau
collégial, autant dans la formation
générale que dans les programmes de
sciences humaines. Présentement
aucun énoncé de compétence - à part
pour le cours littérature québécoise
- ne prévoit que l’étudiant de cégep
y acquiert une meilleure
connaissance de la société
québécoise. De plus, il n’y a aucun
cours obligatoire sur l’histoire du
Québec pour les étudiants au
collégial y compris pour les
étudiants en sciences humaines La
coalition demande donc que la
formation générales du collégial soit assortie
d’une compétence prévoyant que l’étudiant soit en
mesure de comprendre les origines et
les caractéristiques de la société
québécoise actuelle.
À l’université
La coalition convient que ces
recommandations requièrent de
hausser le niveau moyen des cours
d’histoire à travers tous les ordres
d’enseignement. La formation
universitaire est donc directement
interpellée, surtout depuis qu’elle
fait elle-même face au déclin
généralisé de la formation
spécifique en histoire au profit
d’une formation en pédagogie. Par
conséquent, la coalition réclame que
les programmes de formation des
maîtres comporte un minimum de
formation disciplinaire de 9 crédits
pour les enseignants au primaire et
un minimum de 20 cours en histoire
pour les enseignants d’histoire au
secondaire. Enfin, devant le déclin
constant du nombre de chaires et de
postes consacrés à l’histoire
nationale à l’Université, la
coalition demande la création d’une
5e section de l’Institut national de
recherche scientifique (INRS)
consacrée à l’histoire politique du
phénomène national au Québec.
www.coalitionhistoire.org
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